Glossaire - F G

F
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard. Les étoiles de type F sont de couleur blanche-jaune avec une température de surface comprise entre 6 000 et 8 000 kelvins. On y retrouve surtout les raies du titane et du fer ionisés (Ti II et Fe II) (exemple : Procyon dans le Petit Chien).
Facule
Région brillante apparaissant sur la photosphère du Soleil et plus facilement observable à l'approche du limbe. Elle précède généralement l'apparition d'une tache solaire.
Flamant
La constellation disparue « Phœnicopterus » aurait une origine espagnole, elle était placée près de l'actuel Poisson austral.
Flammarion Camille Nicolas (Montigny-le-Roi, 1842-Juvisy-sur-Orge, 1925)
Camille FLAMMARION
Attiré par l'astronomie dès son plus jeune âge — lors de l'éclipse solaire annulaire du 9 octobre 1847 — il a collectionné tous les annuaires du Bureau des longitudes depuis 1796 ! Le Bureau des longitudes a été fondé le 7 messidor an III du calendrier républicain (25 juin 1795). Il a été remplacé par L'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides (IMCCE) depuis le 2 juin 1998.
Lors d'une maladie, impressionné par son accumulation d'ouvrages sur le sujet, le médecin qui le soigne en parle à Urbain Leverrier (1811-1877), alors directeur de l'observatoire de Paris, qui l'intègre en 1858. Il en sera exclu dès 1862, par ce même Leverrier, à la suite de la publication de son premier livre : La pluralité des mondes habités. Camille Flammarion devient alors membre du Bureau des longitudes jusqu'en 1866, période à laquelle il commence ses propres observations avec une lunette de 108 mm de diamètre.
Il réintègre l'observatoire de Paris en 1873 et y prend en charge l'observation des étoiles doubles. En 1878, il publie un Catalogue des étoiles doubles et multiples en mouvement relatif certain répertoriant 558 systèmes orbitaux, 334 binaires optiques et 18 orbites calculées. Surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation : Les mondes imaginaires et les mondes réels et Les merveilles célestes (1865), Contemplations scientifiques (1869), Terres du ciel (1877), Astronomie populaire (1879). Ce dernier connaît un immense succès, il est suivi de Les étoiles et les curiosités du ciel (1881). En 1882, il crée le journal l'Astronomie — cette revue existe toujours sous le même titre et est éditée par la Société Astronomique de France dont il est également le fondateur en 1887 — et l'année suivante l'observatoire de Juvisy-sur-Orge où il effectuera un grand nombre d'observations planétaires.
Une plaine murée de 75 km de diamètre lui est dédiée sur notre satellite (03,4 °S-03,7 °O), surmontée d'une Rima Flammarion (rainure de 80 km de long), ainsi qu'un cratère martien et l'astéroïde n° 1021.
Flamsteed John (Derby, 1646-Greenwich, 1719)
John FLAMSTEED
L'anglais John Flamsteed fut le premier astronome royal et le premier directeur de l'observatoire de Greenwich. Dans son catalogue répertoriant 2 866 étoiles : Historia Cœlestis Brittanica, paru en 1712, il est également l'instigateur d'une nomenclature basée sur un système de numérotation par ascension droite. Ce « nombre de Flamsteed », encore largement usité, est suivi du sigle officiel de la constellation ; ainsi, par exemple, l'étoile Alpheratz ou α (alpha) d'Andromède devient 21 And.
Ce catalogue contient également une surprise de taille : l'étoile 34 Tau, répertoriée le 23 décembre 1690, n'était autre que… la planète Uranus ! La découverte réelle en reviendra à William Herschel (1738-1822) que près d'un siècle plus tard, le 13 mars 1781. Autre découverte, officielle celle-là, l'amas ouvert au sein de la nébuleuse de la Lagune (M 8) en 1680.
Un cratère lunaire de 21 km de diamètre porte son nom (04,5 °S-44,3 °O).
Flèche
L'une des plus petites constellations de tout le ciel. L'astérisme est cependant assez facile à repérer au sud-est de la Lyre. Son sigle est Sge (Sagitta).
Fleur de lys
Éphémère constellation créée par le français Augustin Royer (dates inconnues), architecte du roi Louis XIV, qui remplaça la constellation de la Mouche (créée par un anglais au nord-est du Bélier) par une fleur, celle des armoiries de France : le Lys. Cet élan patriotique est resté sans lendemain.
Fourneau
« Fornax Chemica » est une petite constellation australe. Elle abrite un amas de galaxies se superposant partiellement sur la constellation limitrophe de l'Éridan. Son sigle est For (Fornax).
G
Une des 10 classes spectrales dans la typologie définie par l'observatoire de Harvard. Les étoiles de type G sont de couleur jaune avec une température de surface comprise entre 5 200 et 6 000 kelvins. Leur spectre montre le raies H et K du calcium ionisé (Ca II) et raies métalliques Ca I et Fe I (exemple : Soleil).
C'est aussi le symbole de la constante gravitationnelle (6,67 × 10−11N·m2·kg−2), généralement écrite sous la forme \( G \).
Galaxie
Les étoiles ne se distribuent pas au hasard dans l'Univers, elles tendent à se regrouper dans des objets comprenant chacun entre dix milliards de membres (pour une galaxie naine) à plusieurs milliers de milliards de membres (pour les galaxies géantes), ainsi que de la matière interstellaire (gaz, poussières…), que l'on nomme galaxies. L'Univers observable en compte au moins plusieurs centaines de milliards réparties sur l'ensemble de la voûte céleste. D'une manière générale, il faut distinguer « notre » Galaxie (avec le G majuscule), aussi appelée Voie lactée, des autres galaxies. Comme pour les étoiles, les galaxies s'associent en amas, voire en superamas.
En 1610, Galilée (1564-1642) découvre que la Voie lactée est en fait constituée d'un nuage extrêmement dense d'étoiles peu lumineuses, il faudra cependant attendre l'année 1925 pour que l'astronome Edwin Hubble (1889-1953) puisse démontrer — à l'aide du télescope Hooker du Mont Wilson — que les autres galaxies étaient également des concentrations d'étoiles situées bien au-delà de la Voie lactée. À partir de 1929, il élabore un diagramme en forme de diapason (complété par Gérard de Vaucouleurs (1918-1995) en 1959) qui classe les galaxies en fonction de leurs morphologies. La classification de Hubble distingue essentiellement trois grands types de galaxies :
  1. les galaxies elliptiques se distinguent sous la forme d'une ellipse plus ou moins aplatie, la distribution des étoiles se densifie depuis la périphérie vers le centre. Elles ne montrent aucune structure interne et sont classées en fonction de leur ellipticité, de E0 à E7 ;
  2. les galaxies lenticulaires ont été rajoutées pour répertorier les galaxies elliptiques possédant un bulbe très développé (S0) ;
  3. les galaxies spirales se retrouvent sous la forme d'un disque aplati dessinant des spirales plus ou moins développées qui partent du bulbe central.
Les galaxies spirales se divisent en deux groupes : les spirales (S) et les spirales barrées (SB). Les bras spiraux de ces dernières se forment depuis les extrémités d'une structure rectiligne qui s'étend de part et d'autre du bulbe. Les Sa et SBa désignent les galaxies aux spirales peu déployées autour d'un bulbe imposant. Les Sc et SBc ont un bulbe plus discret d'où partent des bras très ouverts. Les Sb et SBb ont des propriétés intermédiaires. À ces trois groupes, il convient de rajouter les galaxies irrégulières qui ne montrent aucune de ces structures.
Séquence de Hubble
La classification de Hubble : E = elliptiques, S0 = lenticulaires, S = spirales, SB = spirales barrées
Classification révisée des galaxies par de Vaucouleurs (simplifiée)
ClasseLibelléSubdivisionsCaractéristiques
ElliptiquesE0 à 7Galaxies dépourvues de gaz et de poussières
Formes allant de la sphère (0) à l'ellipsoïde aplati (7)
Population de vieilles étoiles (jaunes)
Ex : M 105 = E1
LenticulairesS01 à 3
1 : aspect plus proche des elliptiques
3 : aspect plus proche des spirales
Transition entre les elliptiques et les spirales
Bulbe assez gros et ébauche d'un disque
Ex : M 85 = S0
SpiralesSAa, ab, b, bc, c, cd, d, (r)
a : bras fermés autour d'un bulbe moyen
c : bras très ouverts autour d'un bulbe réduit
(r) : présence d'une structure en anneau
Galaxies riches en gaz et en poussières
Population d'étoiles jeunes (bleutées)
Ex : M 31 = SAb, M 109 = SBbc
IntermédiairesSAB
Spirales barréesSB
IrrégulièresIrrGalaxies n'entrant dans aucune des catégories précédentes
Ex : Petit Nuage de Magellan
Les galaxies irrégulières ne doivent pas être confondues avec celles marquées pec (peculiar).
Ces dernières sont d'un type bien identifié mais possèdent une « anomalie » qui les rend uniques.
Ce sont souvent des galaxies spirales fortement déformées par le rapprochement ou la collision avec une autre galaxie.
Voir la vidéo Formation de galaxies sur le site du CEA.
Galilei Galileo, dit Galilée (1564, Pise-1642, Arcetri)
Galilée
Considéré comme l'instigateur de la science expérimentale, Galilée est tout autant physicien que mathématicien ou astronome. Dès 1583, il démontre que la durée de l'oscillation d'un pendule est indépendante de l'amplitude du mouvement et énonce le principe d'inertie. En juin 1609, il apprend l'existence en Hollande d'un dispositif à usage militaire capable de faire apparaître proche des objets éloignés. À partir de quelques renseignements sommaires, il parvient à construire un appareil du même type et en détourne l'utilisation à l'étude de la Lune (ses premières descriptions du relief lunaire vaudront à cet instrument optique le nom de « lunette ») et de la voûte céleste. Dans son Sidereus Nuncius (le Messager Céleste), qui paraît moins d'un an après ces observations, il annonce également la contemplation de taches à la surface du Soleil, mettant ainsi à mal le dogme de l'incorruptibilité des cieux.
En janvier 1610, il découvre les quatre gros satellites de Jupiter (Io, Europe, Ganymède et Callisto, appelés pour cette raison « satellites galiléens ») et les phases de Vénus. Ces observations confortent son idée de la rotation de la Terre sur son axe en une journée et de sa révolution autour du Soleil sur une année. Cette conception, considérée comme hérétique, lui vaut une condamnation à résidence (1633) par le Saint-Office, ce qui n'empêchera nullement ses écrits de se divulguer dans l'Europe savante.
Les 28 décembre 1612 et 22 janvier 1613, lors d'observations de Jupiter, Galilée reporte sur ses dessins une étoile qui s'avérera être… Neptune ! Les deux planètes étaient angulairement proches l'hiver 1612-1613. On sait aujourd'hui qu'il avait également observé, sans en avoir autrement conscience, la planète Uranus…
Un cratère de 15,5 km de diamètre lui est voué à la surface de la Lune (10,5 °N-62,7 °O) ainsi qu'une rainure sinueuse de 180 km de longueur (13,0 °N-58,0 °O). Il se voit également attribué un cratère martien et l'astéroïde n° 697.
Gémeaux
Une des 13 constellations du zodiaque. Son sigle est Gem (Gemini).
Géocentrisme
Ancien modèle cosmologique qui plaçait la Terre au centre de l'Univers. Il fut progressivement abandonné à partir du 16e siècle au profit de l'héliocentrisme de Nicolas Copernic (1473-1543).
Géoïde
Volume théorique dont la surface est perpendiculaire à la verticale en chaque point du globe et passe par le niveau moyen des mers.
Gibbeux
Le terme, qui désigne un objet en « forme de bosse », s'applique à un corps du Système solaire lorsque sa surface visible depuis la Terre est éclairée à plus de la moitié.
Girafe
Constellation circumpolaire nord qui semble avoir été créée uniquement pour combler une région du ciel comprenant peu d'étoiles très brillantes entre la Grande Ourse et Cassiopée. Son sigle est Cam (Camelopardalis).
Grand Chien
Constellation facile à repérer au sud-est d'Orion, elle contient l'étoile Sirius qui est la plus brillante de tout le ciel. Son sigle est CMa (Canis Major).
Grande Ourse
Elle fait partie des constellations les plus anciennes et les plus connues, bien qu'elle s'étende très au-delà de la forme simplifiée de l'astérisme du « Grand chariot » ou de la « Casserole » avec laquelle elle est parfois confondue. Son sigle est UMa (Ursa Major).
Gravitation
La plus faible des quatre forces fondamentales de la nature. Uniquement attractive, elle attire deux corps avec une force proportionnelle aux masses et inversement proportionnelle au carré de la distance. Exprimée par Isaac Newton (1643-1727) en 1685 dans le cadre de la mécanique classique, cette loi sera vérifiée expérimentalement par Henry Cavendish (1731-1810) en 1798. Dans la théorie de la relativité générale, énoncée par Albert Einstein (1879-1955) en 1916, la gravitation devient une propriété de l'espace-temps qui se déforme en présence d'un corps massif.
La gravitation, voir la vidéo sur le site du CEA.
Greenwich
Ancien observatoire au sud-ouest de Londres dont le méridien a été arbitrairement adopté comme « méridien zéro ». C'est lui qui marque l'origine des fuseaux horaires.
Grive solitaire
Cette ancienne constellation est issue, sous le nom latin de « Turdus Solitarius », de l'imagination de l'astronome français Pierre Charles Lemonnier (1715-1799) en 1776. À l'origine ce nom faisait référence à un oiseau appelé le « Solitaire » (Pezophaps Solitaria), plus connu sous le nom de « Dodo ». C'est une mauvaise interprétation qui l'aurait transformée en grive.
Grue
Petite constellation de l'hémisphère Sud située entre le Poisson austral et le Toucan. Son sigle Gru (Grus).